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Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) s’insurge contre les menaces de mort proférées par l’adjudant Nkili Pierre, Commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de PK 14 à Douala au journaliste Christian Locka et sa famille.

En effet, après avoir appris d’un autre journaliste qu’il était recherché par le commandant sus-cité, Christian retrouve le contact de ce dernier et lui passe un coup de fil pour en avoir le cœur net. A peine s’est-il présenté, que l’adjudant Nkili Pierre passe à l’offensive.

«Monsieur, sachez que ça ne va pas finir comme ça. J’ai déjà saisi mon ministre de tutelle pour qu’il me donne un avocat. Moi-même, j’ai un avocat et un huissier. Cherchez un avocat », crie le commandant au téléphone. « Comme tu as décidé de me nuire, je peux t’éliminer, toi, ta femme et tes enfants. Je suis un militaire, va demander à la garnison militaire qui je suis…Dans le commandement, on nous a appris à nettoyer, à éliminer les brebis galeuses, et toi, tu es une brebis galeuse », ajoute l’adjudant Nkili Pierre. Pendant quinze minutes, le commandant multiplie des menaces, vante son parcours professionnel, ses revenus, son épouse…

La colère du commandant fait suite à l’article intitulé « Multiplication des gardes à vue abusives : Les suspects obligés de payer pour être libérés » diffusé en octobre dernier par jade et repris par plusieurs journaux et sites d’information. Dans cet article, Christian Locka qui a visité cette brigade de gendarmerie donne la parole à des victimes de gardes à vue abusive dont certains reconnaissent avoir été obligé de corrompre les gendarmes pour être libérés.

Le SNJC prend au sérieux ces menaces de mort et mettra sur le compte de ce commandant toute atteinte à la vie du journaliste et de sa famille.
Notre syndicat dénonce le comportement des hommes en tenue qui se sont transformés en bourreaux de journalistes et appelle leur hiérarchie à prendre des mesures pour inverser cette tendance.

© SNJC : Charles Ngah Nforgang

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