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Luh Seidou, 80 ans et imam de la mosquée de Njikoupmeka près de Foumban souffrait d’insuffisance cardiaque et était détenu pour pratique de sorcellerie contre le sultan Roi des Bamoun dans le cadre des affrontements survenus début janvier 2013 entre les militants de l’Union démocratique du Cameroun et la garde rapprochée de cette autorité traditionnelle.

 

Luh Seidou, 80 ans et imam de la mosquée de Njikoupmeka près de Foumban souffrait d’insuffisance cardiaque et était détenu pour pratique de sorcellerie contre le sultan Roi des Bamoun dans le cadre des affrontements survenus début janvier 2013 entre les militants de l’Union démocratique du Cameroun et la garde rapprochée de cette autorité traditionnelle.

Selon des informations puisées à bonne source, le dispositif sécuritaire est renforcé à Foumban où l’on redoute des émeutes à cause du décès de l’un des militants de l’Udc, prévenu dans le cadre de l’affaire pratique de sorcellerie contre le sultan-roi des Bamoun à la suite des affrontements survenus début janvier 2013 entre les militants de l’Union démocratique du Cameroun et la garde rapprochée de cette autorité traditionnelle. Il s’agit en effet de Luh Seidou. 80 ans et imam de la mosquée de Njikoupmeka dans la commune de Foumban, ce dernier a succombé vendredi 22 janvier dernier à la suite d’un malaise cardiaque. Des témoins rapportent dès la manifestation des signes d’essoufflement par ce détenu, les responsables de la prison de production de Foumban n’ont pas cru bon de le faire conduire dans une formation sanitaire.

« Ce n’est qu’après l’aggravation de ses malaises cardiaques qu’il a été amené à l’hôpital de district de Foumban sur instruction du sous-préfet de la localité », indique notre source. Notons que la cellule D de la prison de la production de Foumban n’était pas appropriée à la détention du défunt Luh Seidou. « L’absence d’aération et les bruits orchestrés par des bandits de grand chemin ont contribué à fragiliser sa santé », dénonce un responsable local de l’Udc. Sans ambages, il pense que si Luh Seidou avait été détenu dans des conditions humaines et dignes, il n’aurait pas craqué. Des sources de l’administration accusent le leader de l’Udc, Adamou Ndam Njoya, d’avoir lâché ses lieutenants incarcérés.

Rappelons que Luh Seidou a été interpellé au début du mois de janvier 2013 à la suite des incidents survenus entre les militants de l’Udc et les proches du sultan roi des Bamoun Sa Majesté Ibrahim Mbombo Njoya. Repéré dans une vidéo en train de ramasser la terre dans la cour du palais royal à Foumban courant le mois de décembre 2012, cet octogénaire sera accusé d’avoir orchestré mystiquement l’accident ayant affecté les membres inferieurs du sultan-roi des Bamoun au point de l’obliger à se déplacer sur des béquilles. Au contraire, Zachari Lamé et Mama Tapon, respectivement 1er Adjoint au maire et conseiller municipal dans la même municipalité, sont poursuivis par le Sultan des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, pour « destruction de biens en coaction et de vol ».

Parce que le 1er janvier 2013, un carnaval organisé par le parti de Ndam Njoya a tourné en des affrontements entre les partisans du maire de Foumban et président national de l’Udc, Adamou Ndam Njoya, et ceux du sultan des Bamoun. Les échanges des cailloux et autres projectiles au niveau de l’entrée principale du sultanat ont occasionné une vingtaine de blessés. Le sultan s’en est par la suite sorti avec une jambe cassée. D’où la saisine des autorités judicaires qui ont enclenché le dispositif répressif contre certains militants de l’Udc. Des hommes et des femmes qui vivent avec la peur au ventre ces derniers temps à cause de la militarisation de la ville de Foumban et la peur d’être interpellée. Surtout que le décès de Luh Seidou exprime une certaine vulnérabilité…

 

Par  Guy Modeste DZUDIE

Source : Le Messager

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