Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun 2011

ImageLa Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) est un organisme public indépendant créé en Mars 2006 par décret présidentiel. Conformément aux dispositions de l’article 24 (alinéas 3 et 4) de ce texte, elle élabore à la haute attention du Président de la République un rapport annuel sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun. Ce rapport est rendu public.

Voici le tout premier rapport de la CONAC. En raison des aléas inhérents au démarrage de toute nouvelle structure, les responsables nommés de la CONAC ayant prêté serment en mai 2007, il couvre les années 2008, 2009 et 2010. Il englobe à la fois les activités de la CONAC et l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun. Ce rapport, panorama de la synergie des acteurs, présente la conjonction des facteurs qui résument de manière satisfaisante l’environnement de la lutte contre la corruption. Il inaugure une tradition désormais annuelle, en vue de faire savoir aux communautés nationale et internationale les mesures et actions prises par les pouvoirs publics en matière de lutte contre la corruption, en collaboration avec d’autres partenaires (Organisations de la Société Civile, partenaires au développement).

Cette première parution qui vient en son temps, tout en obéissant aux prescriptions des textes organiques de l’institution, devrait répondre à une forte attente de l’opinion. Elle traduit aussi les avancées de la Commission dans un environnement déjà riche en mécanismes institutionnels et non institutionnels, en dispositifs, organismes et outils matérialisant la volonté des pouvoirs publics de lutter contre la corruption.

Baromètre de visibilité, ce premier rapport de la CONAC, qui rentre en droite ligne de sa stratégie de communication fondée sur le principe actif de faire et faire savoir, va contribuer à modeler une meilleure perception du public légitimement en droit d’améliorer son information sur l’environnement de la lutte contre la corruption au Cameroun. Indissociable de la visibilité, il pose la question de la crédibilité qui touche à la promotion et à la valorisation de l’image, tant de la CONAC que du Cameroun, la visibilité et la crédibilité concourant intimement à asseoir de façon durable la réputation. Une bonne réputation est le meilleur gage de confiance que puisse présenter la CONAC dans l’optique de faire de notre pays une référence de bonnes pratiques dans la lutte contre la corruption.

La CONAC n’a pas encore proposé sa définition de la corruption. Toutefois, dans une mouture de l’avant-projet de la loi anti-corruption au Cameroun apparaît la définition suivante : « Actes ou pratiques qui consistent, pour quiconque, fonctionnaire ou non, agent public étranger Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun 2011 – 3 –

ou non, à offrir, solliciter, agréer ou recevoir des promesses, dons ou présents, faveurs, avantages, rétributions en espèces ou en nature, pour lui-même ou pour un tiers, pour faire, s’abstenir de faire ou ajourner un acte de sa fonction » .

Considérée comme un phénomène historique qui, aujourd’hui, représente la première cause de dissipation des deniers publics, d’aggravation de la précarité et de dégradation des moeurs, la corruption affecte l’ensemble des économies, notamment des pays en développement comme le nôtre, favorise la grande criminalité, le trafic de drogue, le terrorisme et le blanchiment de capitaux, voire la traite d’enfants. Elle nuit fortement à l’image d’un pays.

La corruption, appréhendée comme l’abus d’une charge publique à des fins de profits personnels, voit sa définition renforcée dans le Code Pénal du Cameroun dont l’article 134 alinéa 1 dispose que « c’est le fait, pour tout fonctionnaire ou agent public qui, pour lui-même ou pour un tiers, sollicite, agrée ou reçoit, des offres, promesses, dons ou présents pour faire, s’abstenir de faire ou ajourner un acte de sa fonction. C’est aussi (alinéa 3) le fait de « tout fonctionnaire ou agent public qui sollicite ou accepte une rétribution en espèces ou en nature pour lui-même ou pour un tiers en rémunération d’un acte déjà accompli ou d’une abstention passée ».

Cette définition est complétée par les dispositions de l’article 134 bis dudit Code Pénal qui étend la définition de l’article 134 à toute personne, même si cette dernière n’a pas la qualité de fonctionnaire ou d’agent public, que l’acte de corruption ait produit son effet ou non.

Les autres infractions assimilées à la corruption dans le Code Pénal sont : l’intérêt dans un acte (art. 135) ; la participation dans une affaire (art. 136) ; la concussion (art. 137) ; le trafic d’influence (art. 161).

A la définition de la corruption donnée par le Code Pénal du Cameroun, il convient d’ajouter les définitions proposées par certaines institutions qui participent à la lutte contre la corruption.

Pour Transparency International (TI), « la corruption est l’abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées ». Cette ONG utilise parfois cette autre définition : « abus de pouvoir au profit de l’enrichissement personnel ».

L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe définit la corruption comme « l’utilisation et l’abus du pouvoir public à des fins privées ».

Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun 2011 – 4 –

 

Selon la Commission des Communautés Européennes, « la corruption est liée à tout abus de pouvoir ou toute irrégularité commis dans un processus de décision en échange d’une incitation ou d’un avantage indu ».

La Banque Mondiale retient la définition suivante : « Utiliser sa position de responsable d’un service public à son bénéfice personnel ».

La Convention des Nations-Unies Contre La Corruption (CNUCC) étend la définition de la corruption aujourd’hui à la « soustraction, au détournement ou autre usage illicite de biens par un agent public ; au trafic d’influence ; à l’enrichissement illicite ; au blanchiment d’argent ou du produit du crime ; à la soustraction de biens dans le secteur privé ; à l’abus du pouvoir. »

 

Le présent rapport ne fait pas le bilan de la lutte contre la corruption au Cameroun. Son ambition est de présenter l’état de la lutte contre ce phénomène dans notre pays, c’est-à-dire, examiner et évaluer l’état des lieux, les politiques mises en oeuvre, les actions entreprises, les acteurs impliqués dans le processus et enfin, faire les projections d’une société camerounaise où l’intégrité constitue une valeur cardinale pour tout citoyen.

Ce rapport comporte trois titres :

le titre I, Repères fondateurs et contextualisation, présente le contexte, les acteurs et les mécanismes de la lutte contre la corruption au Cameroun ;

le titre II, Cap sur l’opérationnalité, résume les activités majeures de la CONAC au courant de l’année 2009 ;

le titre III, Les grandes actions et les grandes réalisations de la CONAC, déroule les activités majeures de la CONAC au courant de l’année 2010.

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CAMEROUN : Hôpital gynéco-obstétrique: Une mère et son bébé séquestrés depuis 10 mois pour une facture impayée de 327.000 FCFA.

Bebe Vole

Germaine Véronique Abéboulouguié est retenue pour une facture de 327.000 F.Cfa. Marie-Esther Koulman, la fillette de Germaine Abeboulouguiyé, a eu un an, le 28 août. Cet anniversaire n’a pas été célébré compte tenu des moments difficiles que vit cette famille qui n’a jamais regagné son domicile après l’opération chirurgicale qu’a subie Marie-Esther en décembre 2011 à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso. L’enfant et sa mère, sont toujours retenus dans cet établissement hospitalier pour une facture impayée de 327.000 F.CFa. Germaine, 32 ans, affirme que l’opération chirurgicale de sa fille a été un succès le 19 décembre 2011, soit un peu plus de trois mois après la naissance de l’enfant dans une clinique privée au quartier Nkolmesseng à Yaoundé.

C’est dans la chambre n°4 du pavillon chirurgie pédiatrique de l’hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso que Germaine est «bloquée». Sa fille, joviale lors de notre passage, a déjà deux dents, et tente de faire ses premiers pas. «Ma fille est née avec une sténose hypertrophique du pylore. Elle vomissait tout ce qu’elle mangeait. Elle maigrissait et risquait de mourir. On m’a dit que son intestin était trop petit et ne facilitait pas la digestion», explique la mère. C’est le 20 octobre 2011 qu’elle est reçue à l’hôpital. «J’ai d’abord passé deux mois à la réanimation, parce que mon enfant était déshydratée et dénutrie», ajoute Geneviève. Les frais d’hospitalisation, indique-t-elle, s’élevaient à 347.000 F.Cfa mais, elle affirme que l’ancien directeur général lui avait accordé une réduction de 20.000 F.Cfa. «Pour l’opération de ma fille, j’ai dépensé 31.000 F.Cfa pour l’achat du matériel, mais cela était insuffisant puisqu’il fallait aussi acheter des poches de sang. Le professeur Ze, responsable de la réanimation, a offert une poche de sang à ma fille. Les 327.000 représentent les frais d’opération et d’hospitalisation, puisque ma chambre coûtait 3.000 F.Cfa par jour», précise Germaine.

Vie précaire

Après l’opération, l’enfant a commencé à manger normalement. Mais la maman manque de moyens pour la nourrir, voir pour acheter de l’eau à la petite. Germaine est aidée par les âmes de bonne volonté. «Avant le départ de l’ancien directeur général, Doh Anderson, je lui avais expliqué que mes parents vivent au village, que je n’ai personne pour m’aider. Je suis sans nouvelles du père de mon enfant. J’ai sollicité une reconnaissance de dette, le temps que je reprenne mes activités dans un restaurant au quartier Essos. Je ferai tout pour payer cet argent. Ma demande est restée sans suite. Pourtant, mon domicile a été localisé. J’ai également expliqué mon problème au nouveau Dg ainsi qu’à sa secrétaire qui m’a demandé d’ouvrir un dossier au service social de l’hôpital, ce que j’ai fait au mois de juin. Mais, on m’a demandé de payer une partie de l’argent», raconte Germaine.

La jeune maman affirme que depuis le 27 août 2012, ses conditions de vie se compliquent. Mercredi dernier, Géneviève a été évacuée dans la salle 5, considérée comme une prison, où sont logées toutes les patientes insolvables. Samuel Lele Bomgni, le major du service chirurgical de la pédiatrie, dit s’en référer exclusivement au Dg de l’hôpital. Au secrétariat du Dg, l’une de ses collaboratrices dit que le patron est absent. En octobre 2008, plus de dix femmes étaient gardées pour la même cause à la maternité de l’hôpital central de Yaoundé.
Par  Prince Nguimbous

Source : Le Jour

 

 

Cameroun : les prisonniers malades de New-Bell Douala manquent de soins adéquats.

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. Parqués dans des cellules étroites, les prisonniers malades de New-Bell manquent de soins adéquats.

Les détenus malades ne cessent d’affluer à l’infirmerie de la prison centrale de Douala. Les moins chanceux, qui ne trouvent pas de lits, reçoivent leurs perfusions, couchés à même le sol, ou assis. Ils souffrent presque tous des mêmes maux : paludisme, maladies de la peau, tuberculose, fièvre typhoïde. Le Dr Patrick Ngadeu, médecin chef de la prison, affirme consulter par jour en moyenne 50 personnes par jour souffrant de paludisme. « A New-Bell, le taux de prévalence des maladies non transmissibles (maladies de la peau) est de 7%, celui du Vih/Sida de 5%, celui de la tuberculose de 7%. Nous avons aussi enregistré 5 cas de choléra au cours de la récente épidémie liée à cette maladie », énumère, pour sa part, le Dr Amougou Ello, le médecin chef de l’infirmerie de la prison.

Des chiffres au dessus des moyennes nationales, si l’on s’en tient aux données de l’Institut national de la statistique (Ins), publiées par le ministre de la Santé publique, le 19 mars 2012. En 2011, les taux de prévalence sont de 4,3% pour le Vih/Sida, 5,3% pour la tuberculose et les maladies de la peau sont en voie de disparition au Cameroun. Sauf dans les prisons.

Manque de médicaments

La surpopulation carcérale est bien la principale cause de la recrudescence des maladies. Construite pour 700 détenus, la prison de New-Bell en abrite aujourd’hui près de 3.500. « De nombreux prisonniers dorment à la belle étoile, à la merci des moustiques et des intempéries. Certains détenus restent des jours sans se laver. Beaucoup sont mal nourris », explique le détenu Bruno.

Budget

Pour le Dr Amougou Ello, les efforts faits par les deux médecins, l’infirmier diplômé d’Etat, les dix infirmiers et trois laborantins en service dans la prison n’ont pas un grand effet. «La prison ne bénéficie que d’un budget annuel en médicaments de 8 millions F.Cfa, auquel viennent s’ajouter les multiples dons », explique le médecin chef.

Me René Manfo, avocat au barreau du Cameroun, observe que « tous les détenus malades doivent être soignés aux frais de l’Etat. Mais dans cet univers surpeuplé et insalubre, ils sont abandonnés à eux-mêmes. » Des détenus passent parfois de vie à trépas, faute d’une prise en charge correcte.

Par Blaise Djouokep

Source :JADE

CAMEROUN : la prison, un enfer sur terre pour la femme.

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LES FEMMES ET LA PRISON AU CAMEROUN

Avant l’arrivée des colons, les prisons existaient dans les villages africains, la femme était jugée et punie publiquement, ensuite elle était isolée pendant une période déterminée mais était libre de se mouvoir selon ses besoins, pour qu’elle réintègre la société elle devait subir des rites traditionnels où des initiés lui ôtaient toutes les « souillures » de la prison par le jet des œufs pourris par exemples et autres substances dégradantes.
Les colons sont arrivés avec les prisons conventionnelles avec enfermement mais ce phénomène s’appliquait rarement aux femmes à cette époque. Avec l’évolution des mœurs, la présence des femmes venant de toutes les couches de la société dans les prisons va grandissant et prend de l’ampleur.
L’éducation, l’instruction, l’apprentissage sont prioritairement destinés aux garçons dans certaines régions du Cameroun. Ecartelées entre ces différentes contradictions, certaines d’entre elles craquent et finissent par commettre des délits.
Nous nous sommes davantage intéressés au cas des femmes dans les prisons du Cameroun suite au passage d’une amie de notre association, une enseignante américaine  qui a questionné des femmes dans une prison, il en est ressorti une grande détresse qui nous interpelle. Et surtout suite au comportement de leurs enfants que nous encadrons.

Le cas des femmes
Au Cameroun il n’existe pas un régime de détention spécifique pour les femmes dans le code de procédure pénale, à l’exception des articles sur la présence des enfants de moins de 18 mois auprès de leur mère incarcérée. Les femmes détenues se voient appliquer la même réglementation que les hommes. Elles vivent séparées des hommes dans les prisons et bénéficient d’une protection particulière.

Les femmes représentent environ 2 % de la population carcérale au Cameroun qui est environ de 24.000 détenus. Elles sont réparties dans 72 établissements pénitentiaires. Les femmes incarcérées sont majoritairement des mères de famille : 80 % d’entre elles ont eu au moins un enfant.

La société camerounaise est très dure à l’égard des femmes, elles n’ont pas le droit à l’erreur, et pour les mêmes larcins elles sont plus lourdement punies que les hommes. Leur faible pourcentage dans les prisons emmène les gens à ne pas s’en soucier. Il est fréquent que les femmes soient emprisonnées pour un délit commis par leur mari enfui, car la justice espère qu’ainsi l’homme se rendra, pour sauver sa famille ; ce qui n’arrive pratiquement jamais. Si la famille est pauvre, ce qui est souvent le cas, les enfants finissent dans la rue.

 Arrivée à la prison :
Lorsqu’une femme arrive en prison on la conduit chez le Médecin pour des examens afin de vérifier si elle ne développe pas une pathologie pouvant contaminer les autres détenues. Et si elle a le VIH/SIDA pour une éventuelle prise en charge par une ONG.
Lorsqu’une femme est porteuse du virus cela se sait tout de suite et elle est isolée par ses codétenues, personne ne partage ses outils et elle vit un double enfermement.
La taille moyenne d’une cellule est de 25 mètres carrés. Ce n’est jamais un espace à soi. On doit y être visible de jour comme de nuit. On se sent harcelé jusque dans le sommeil. Les cellules sont fouillées régulièrement et arbitrairement, chaque fois que l’administration le décide.
Un grand nombre de femmes font du petit commerce, fabriquent des objets destinés à la vente et envoient de l’argent à leur famille. Non seulement elles ne sont pas assistées, mais ce sont elles qui soutiennent l’extérieur
Population
Notre rapport a porté sur 30 femmes détenues, réparties dans trois prisons où elles sont isolées dans un quartier qui leur est propre.

L’âge
Les femmes de la tranche d’âge de 20-30 ans sont les plus fréquemment rencontrées en prison. La population carcérale féminine est relativement jeune. Les femmes âgées de moins de 18 ans et de plus de 50 ans sont très peu nombreuses.

La relation avec leurs enfants et familles
La plupart des femmes sont abandonnées par leurs conjoints à cause du motif de leur emprisonnement, du regard des autres et de la honte devant les amis et connaissances. On cache la vérité à leurs enfants
Au Cameroun l’emprisonnement est considéré comme particulièrement honteux, les femmes ont tendance à recevoir moins de visites que les hommes. La famille peut les rejeter ou ignorer où elles sont détenues.  Leur époux peut se remarier. Or les visites sont déterminantes pour l’équilibre psychologique d’une personne détenue et constituent un moyen de se procurer de la nourriture, des médicaments ou d’autres articles essentiels, lorsque les ressources sont limitées et que les autorités ne fournissent pas les biens adéquats. Dans ces circonstances, les responsables pénitentiaires des prisons de Yaoundé et de Mfou encouragent à faciliter le plus de contacts possibles entre les détenues et leur famille, par des visites courtes mais nombreuses. Les autorités pénitentiaires se montrent souples quant à la fréquence et à la longueur des visites, en particulier lorsque les visiteurs sont venus de loin, et  prennent en compte les horaires scolaires et de travail habituels, afin de permettre aux enfants de rendre visite à leur mère en dehors des heures d’école seuls ou accompagnés par le Relais Enfants-Parents du Cameroun. A travers le REPCAM, les femmes détenues que nous accompagnons voient grandir leurs enfants qui bénéficient des besoins essentiels (alimentation, bourses scolaires, cadeaux de noël, soins de santé et habillement).

Soins prénatals et postnatals
Les femmes enceintes et allaitantes ont aussi des besoins nutritionnels accrus, qui ne sont que rarement pris en compte ou pourvus par les autorités pénitentiaires. Par conséquent, la nourriture fournie peut se révéler insuffisante pour couvrir les besoins nutritionnels de ces femmes. Les prisons principales ne sont pas toutes dotées d’un médecin, il arrive que des nouveau-nés soient mis au monde en prison dans des conditions d’hygiène précaires et par du personnel ne disposant pas des connaissances médicales nécessaires, ce qui peut entraîner des complications tant pour la mère que pour le bébé.
Dans la mesure du possible, les femmes enceintes et les mères d’enfants en bas âge ne devraient pas être détenues, car les prisons ne sont pas adaptées à leur situation. Néanmoins, en cas de détention de leur mère, ces enfants ont droit à des soins médicaux, à de l’eau et à de la nourriture. Heureusement, ces enfants ne sont pas traités comme des prisonniers, certaines familles viennent les prendre une ou deux fois par mois et le Relais Enfants-Parents les conduit une fois par mois à l’hôpital pour des soins de santé primaire.

Le niveau de scolarisation 
Dans l’ensemble, le niveau de scolarité des détenues est très faible. Certaines ne savent pas écrire une simple phrase française ou faire un calcul basique. Ce défaut de scolarisation fait que ces femmes, venues pour la plupart du village, se trouvent, comme travail, que des emplois dans les familles en ville où elles sont parfois logées et nourries ou autres petits métiers. Signalons qu’il n’est pas rare de voir des femmes appelées  » bonnes  » victimes d’agressions sexuelles. Par ailleurs, nous rencontrons des femmes issues de toutes les couches de la société allant des plus instruites au moins instruites.

Le statut matrimonial :
Il y a une prédominance des femmes célibataires dans la population carcérale à côté des femmes mariées et divorcées.

 

Les motifs d’incarcération :
   
•    Vol  simple

•    Prostitution ou simple vagabondage (défaut de carte d’identité nationale)
•    Coups et blessures volontaires
•    Contentieux familiaux et économiques,
•    Infanticide 
•    Question de l’héritage, du veuvage, se pose également.
•    Faux et usage de faux en écriture
•    Détournement des fonds publics
•    Escroquerie foncière
•    Trafic de stupéfiant
•    Sous-représentées dans les infractions à caractère violent sauf dans des cas de violence envers leurs co-épouses.

 

Elles ont été très fortement marquées par des bouleversements dans leur milieu d’origine : décès, séparations, divorces, placements ou situations d’alcoolisme et de violence. 

1.    « Je suis prisonnière  depuis 3 ans. On m’accuse de savoir où se trouve  B. D., et de refuser de le lâcher à la police.  Le crime dont on l’accuse, lui,  c’est  d’avoir commis le vol à main armé.  Mais il n’est pas vrai que je sache où il se trouve ni que j’ai participé en aucune manière à un crime.  Je ne sais pas où est B.D.,  je ne le savais pas quand on m’a arrêtée.  Je suis en prison depuis presqu’un an, sans être jugée.  Je n’ai pas vu d’avocat;  on ne m’a jamais donné une date de jugement.  On me garde là, en m’accusant de cacher des informations que je n’ai pas et je n’ai jamais eues ».

2.    « Je suis bouleversée.  Je ne peux pas le croire.  Comment est-ce que ma co-épouse a pu mourir?   Et je n’avais aucune intention de la tuer.  Je ne voulais que me défendre.  Je me rends à la gendarmerie pour dire que la fille poignardée, c’est moi qui l’ai fait.  J’apprends qu’elle est morte.  Je ne me souviens point d’avoir infligé ces coups de couteau.  Je ne me souviens que d’avoir piqué cette femme une seule fois, à la cuisse.  On m’arrête, on me conduit à la Prison.  Trois semaines plus tard  on m’emmène au Parquet signer le mandat de dépôt.  Et j’attends depuis six mois qu’on m’appelle pour être jugée.  Je n’ai pas d’avocat. »

3.    « J’ai accouché un enfant qui à 5 ans n’avait pas encore fait un seul pas, ne parlait pas était taxé de monstre par mon entourage, on m’a conseillé d’aller le laisser au bord de la rivière du serpent, il allait se transformer en serpent, ce que j’ai fait à l’insu de ma famille qui s’est posée des questions peu de temps après l’absence de l’enfant. Une semaine plus tard des gens du village ont retrouvé le cadavre au bord du fleuve et tous les soupçons ce sont dirigés vers moi, j’ai avoué et j’ai été conduite en prison, j’étais enceinte de 8 mois, j’ai accouché mon bébé ici il y a 2 semaines. Je regrette profondément mon geste et mon fils me manque beaucoup. »

4.     » Pour rien au monde ; je ne pourrais retourner dans ma famille avec un enfant de père inconnu « .

5.     » Je mérite la mort, je suis tombée enceinte du mari de ma mère ».
Toute une série de plaintes de ce genre soulignant une culpabilité et une responsabilité non partagées avec l’auteur de la grossesse.

La durée de l’emprisonnement :
Près de 85% des femmes sont en détention préventive, et sont encore appelées prévenues, les attentes de jugement sont longues, il est souvent fréquent de rester prévenue pendant quatre ans. Le plus difficile parfois n’est pas l’emprisonnement mais les conditions de détention et les longues peines.
Ces femmes complètement démunies quelque fois, ne voient même pas l’utilité d’un avocat. Les jeunes filles incarcérées pour vol, prostitution et drogue sont assez rapidement jugées et on trouve, dans cette population, beaucoup de récidivistes.

Projet d’avenir : 
Les détenues expriment un défaut d’anticipation et se sentent complètement exclues d’une vie sociale qu’on pourrait qualifier de normale.  » Elles ont fauté, la société ne leur pardonnera pas « . Condamnées socialement pour le reste de leur vie par le poids socio-culturel et religieux, ces détenues pour la plupart ne sont plus en contact avec leur famille. Il faut signaler que l’organisation pénitentiaire dispose de très peu de moyens et n’a pas prévu des structures d’accueil et d’insertion de ces personnes complètement marginalisées dans leur propre système socio-culturel.

 

Conclusion
La détresse est toujours plus patente chez les femmes que chez les hommes, l’ensemble de la population pénale est avant tout caractérisée par la pauvreté, la précarité et l’exclusion.
Pour elles, le sentiment de honte et de culpabilité lié à la détention est plus intense, le corps devient le premier lieu d’expression de la plainte : elles somatisent, tombent malades, connaissent des troubles alimentaires ou digestifs. Elles n’ont plus leur menstruation, parfois durant toute leur détention. Les états de prostration ou de dépression grave, sont très élevés.
Reste à réfléchir sur les possibilités de réinsertion de ces femmes ayant séjourné en prison tout en sachant que cet événement marquera à jamais leur vie.

Source : relaisenfantsparentscameroun.

CAMEROUN,DROITS DE L’HOMME: LE CAMEROUN TOUJOURS DANS LA ZONE ROUGE.

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Le rapport 2012 des Etats-Unis sur le trafic des êtres humains publié le 19 juin 2012 au Département d’Etat américain classe le pays de Paul Biya parmi les mauvais élèves en matière des droits de l’homme. Que de cas de disparitions d’enfants ou de meurtres avec mutilations des « organes vitaux », la presse aura dénoncé ici et là sur l’étendue du territoire camerounais tout au long de l’an de grâce 2011 (l’année visée par l’enquête américaine) ! Et ce, jusqu’au début de l’année 2012, avant que l’Affaire Marafa Hamadou Yaya (ex-SGPR et ex-MINATD) mis en détention préventive pour indélicatesse avec la fortune publique) ne vienne les occulter.

Normal donc que le Trafficking Victims Protection Act (TVPA), ou le rapport 2012 sur le trafic des êtres humains publié le 19 juin 2012 par le Secrétaire d’état Hillary Rodham Clinton, au cours d’une cérémonie au Département d’Etat américain, maintienne le Cameroun parmi les pays les plus  mal lotis en matière des droits de l’homme.

Le rapport sur le trafic des êtres humains évalue les efforts des gouvernements à travers le monde dans la lutte contre l’esclavage moderne. Le rapport 2012 est le 12e du genre, et inclut les éléments d’appréciation sur 186 pays et territoires. Pour ce document somme toute critiquable sur sa forme comme dans le fond selon les milieux proches du pouvoir,  « Le Cameroun est un pays d’origine, de transit et de destination pour les enfants victimes de la traite des personnes, en particulier à des fins de travail forcé et de traite sexuelle, et un pays d’origine pour les femmes astreintes au travail forcé et à la prostitution forcée. Les opérations de traite ciblent généralement deux ou trois enfants, par exemple, lorsque des parents vivant dans des zones rurales confient volontiers leurs enfants à des intermédiaires sous la promesse d’une éducation ou d’une vie meilleure en ville. Toutefois, les auteurs de la traite procèdent de plus en plus par des enlèvements, les parents confiant de moins en moins leurs enfants à des intermédiaires, en raison notamment d’une sensibilisation accrue du public ». Malgré un léger mieux, en raison de la promulgation de la loi de 2011 (une loi plus complète, abrogeant la loi de 2005 qui, bien que pénalisant la traite des enfants, ne couvrait pas les adultes) interdisant toutes formes de trafic et traite des personnes, le Cameroun continue de sombrer dans le bas-fond du classement mondial des pays qui ont encore du mal à respecter et à protéger les droits fondamentaux de leurs citoyens. 
 
Le respect de l’intégrité de la personne, y compris le droit de vivre à l’abri des atteintes (Privation arbitraire ou illégale de la vie ; torture et autre châtiment ou traitement cruel, inhumain ou dégradant ; arrestation ou détention arbitraire ; déni de procès public équitable…) ; le respect des libertés civiles (liberté d’expression et liberté de la presse ; liberté de réunion et d’association pacifiques ; liberté de religion ; liberté de circulation, personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, protection des réfugiés et apatrides) ; le respect des droits politiques (droit des citoyens de changer de gouvernement ; élections et participation politique ; participation des femmes et des minorités) ; l’attitude des pouvoirs publics concernant les enquêtes internationales et non gouvernementales sur les violations présumées des droits humains ; la discrimination, abus sociétaux et traite des personnes ; les droits des travailleurs (droit d’association et droit de négocier collectivement ; interdiction du travail forcé ou obligatoire ; interdiction du travail des enfants et âge minimum pour l’emploi ; conditions de travail acceptables) ; la corruption et transparence dans la fonction publique, sont entre autres, les aspects pris en compte dans cette étude.

La corruption

Sur  ce dernier point,  le rapport relève que « La loi prévoit des sanctions pénales contre la corruption officielle. Le gouvernement n’a pas appliqué cette loi avec efficacité, et la corruption était largement répandue à tous les niveaux de l’appareil étatique. Des agents publics se sont livrés à des pratiques de corruption en toute impunité ». Et pour preuve, ajoute l’étude américaine « La dernière édition des indicateurs de la gouvernance dans le monde publiée par la Banque mondiale reflète la gravité du problème ». Mieux, les Camerounais pensent que les fonctionnaires du système judiciaire et de l’administration sont disposés à recevoir des pots-de-vin dans pratiquement toutes les situations. Au mois de juin, l’Institut national de la Statistique a rendu public une étude selon laquelle 87% des ménages camerounais pensent que la corruption est un problème grave dans le pays. « La corruption a été un problème dans l’appareil judiciaire. Selon plusieurs rapports de presse, des autorités judiciaires auraient accepté des paiements illicites de la part de certaines familles de détenus, en échange d’une réduction de la peine ou de l’élargissement pur et simple de leurs proches. Le parti pris des juges (agissant souvent sur instruction du gouvernement) a souvent eu pour effet d’interrompre ou de prolonger les procédures judiciaires. De nombreuses personnes politiquement ou économiquement bien placées ont bénéficié d’une immunité quasi totale les protégeant de toutes poursuites, et certaines affaires politiquement délicates ont parfois été réglées au moyen de pots-de-vin », peut-on lire.

Pour la Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton qui présidait la cérémonie de restitution de cette étude, « Cet ensemble de rapports, que le gouvernement des États-Unis publie depuis près de quarante ans, envoie un message clair aux gouvernements du monde entier : nous surveillons ce que vous faites et nous vous tenons responsables de vos actions. Et il envoie un message clair aux citoyens et aux militants où qu’ils se trouvent : vous n’êtes pas seuls. Nous sommes à vos côtés ». Et d’ajouter : « En ma qualité de Secrétaire d’État, je m’emploie avec mon équipe superbe à faire avancer les droits de l’homme dans le paysage du XXIe siècle, et nous portons notre attention sur de nouvelles frontières, tout en continuant à nous insurger contre les abus vieux comme le monde. Là où les femmes ont toujours été marginalisées, nous les aidons à participer pleinement à leur société. Nous élargissons l’accès à la technologie et nous défendons la liberté d’Internet parce que les gens méritent les mêmes droits en ligne comme hors ligne. Et nous savons qu’au XXIe siècle, les droits de l’homme ne se résument pas aux libertés civiles et politiques ; ils s’appliquent aussi à la question fondamentale de savoir si les gens, partout au monde, ont la possibilité d’exploiter au maximum le potentiel que Dieu leur a donné ». Des propos qui sonnent comme une mis en garde contre les fossoyeurs des libertés individuelles et collectives.

Par  Claude Zéba

Source : L’Effort Camerounais

 

Cameroun : Encore un vol de bébé à Yaoundé.

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Le nourrisson d’un mois d’âge du sergent Njaprim Obod en service à la garde présidentielle a été enlevé samedi le 30 juin dernier par une dame.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’affaire des bébés volés est entrain de prendre une ampleur indescriptible dans nos cités. Et de nombreux cas ne cessent de se signaler ici et là. Après la très médiatique affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé, revoici qu’un autre cas de vol vient de se signaler à Yaoundé. Et plus précisément au lieu dit Tongolo où résident depuis près de 3 ans le sergent Njaprim Obod, en service à la Garde présidentielle, son épouse et leurs 3 enfants. Mais Samedi 30 juin dernier, la quiétude dans laquelle vivait cette petite famille a été perturbée avec le rapt du dernier né, âgé d’un mois à peine.

S’il est loisible de reconnaître que la voleuse qui a d’ailleurs agit à visage découvert avait en repérage la femme du sergent Njaprim, c’est le vendredi 29 juin qu’elle met son plan à exécution. Et comment? Ce vendredi donc, Mme Njaprim a la surprise de recevoir à son domicile de Tongolo une curieuse visiteuse. Aussitôt s’engage entre les 2 dames une conversation qui tourne très tôt à l’interrogatoire. La curieuse visiteuse qui se passe pour un agent du ministère des Affaires sociales entend ainsi tout savoir sur la vie du couple, sa situation, leurs préoccupations. C’est ainsi que sans précaution aucune, Dame Njaprim laisse glisser à son interlocutrice qu’elle souhaite ouvrir un atelier de couture dans l’avenir. Saisissant la balle au bond, la présumée agent du Minas lui propose alors une ouverture rapide de son atelier avec un concours financier du ministère des Affaires sociales qu’elle va se charger de faciliter l’octroi. Pour ce faire, il faudrait que Mme Njaprim confectionne un dossier constitué entre autres des copies de l’acte de mariage, de naissance, des actes de naissance des enfants. Sur ce, rendez-vous est pris pour lundi 2 juillet 2012.

Seulement, avant la date convenue, la pseudo agent des Affaires sociales refait étrangement surface samedi 30 juin avec l’intention de conduire sa victime faire les photos. Cette fois, elle a pris soin d’apporter aux enfants des brioches tartinées et une bouteille de Sprite. La surprise de Mme Njaprim face à cette subite générosité est grande. Elle ne manque pas d’apprendre à sa visiteuse qu’elle n’a pas élevé ses enfants de cette manière à recevoir des cadeaux du premier venu. Mais c’était sans compter avec la détermination de la visiteuse d’aller jusqu’au bout de sa logique. Aussi convaincra-t-elle sa victime à aller faire des photos. Et c’est d’ailleurs elle qui choisit le lieu: un petit studio photo situé au lieu dit «Entrée Jamot», exactement à côté du bistrot dénommé «Crtv Bar». Une fois dans le studio photo, la pseudo agent des affaires sociales s’empresse de régler la note, le temps pour la victime de lui confier le bébé pour la pose. Pendant que le photographe et dame Njaprim entrent dans la chambre noire, la voleuse de bébé prend la poudre d’escampette et disparaît avec le bébé sans crier gare. Et depuis lors, l’on est sans nouvelle du bébé, encore moins de la voleuse qui courre toujours. Toutefois, sur la description de Dame Njaprim, l’on a pu établir le portrait robot de la voleuse: une femme d’environ 1m70 et à peine la quarantaine. Sans doute que les services spéciaux ne tarderont pas à lui mettre le grappin. Tout en souhaitant dans les brefs délais, une action forte des autorités administratives pour tordre le cou à ce phénomène qui est entrain de s’enraciner dans nos cités.

 Par Charles Nwé

Source : La Nouvelle

 

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ELLE A TENU SA 12è SESSION LE 27 JUIN 2012. VOICI LE COMMUNIQUE FINAL PARVENU A NOTRE REDACTION CE 28 JUIN 2012.

 

 

DOUZIEME SESSION ORDINAIRE DE LA CNDHL

 

PALAIS DES CONGRES DE YAOUNDE,27 JUIN 2012

 

Communiqué Final

 

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La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés a tenu sa douzième session ordinaire le 27 juin 2012 au Palais des Congrès de Yaoundé sous la présidence du Dr Chemuta Divine BANDA, Président de cette institution.

Dans son discours d’ouverture, et s’agissant des activités  menées depuis la dernière session, le Président a relevé :

–           la mise en réseau de la Commission avec diverses institutions nationales, régionales et internationales de promotion et de protection des droits de l’homme ;

–          l’accroissement du nombre de requêtes enregistrées sur les violations de droits de l’homme, signe du dynamisme de la Commission ;

–          la visite des lieux de détention, notamment dans les régions de l’Est, du Centre et du Littoral.

Au sujet de l’implantation de la Commission, le Président a mis en relief la construction de l’immeuble siège et  l’ouverture prochaines des antennes régionales de l’Extrême-Nord, le Sud, inscrites au budget d’investissement 2012.

Au cours des travaux, diverses résolutions et recommandations ont été adoptées, notamment sur :

–          l’amélioration de la qualité des outils de vulgarisation des droits de l’homme ;

–          le rapport d’activités et le rapport sur l’état des droits de l’homme au Cameroun en 2011 dont la publication est envisagée au cours du troisième trimestre de cette année ;

–          l’exploration des voies et moyens pour donner plus d’impact à l’action de l’institution vis-à-vis des individus qui ne déférent pas à ses convocations et des administrations qui ne répondent pas à ses correspondances ;

–          l’actualité judiciaire et sociale en vue d’interpeller certains organes de presse sur le respect de la déontologie et de l’éthique professionnelle.

En clôturant les travaux, le Président  a invité les membres à contribuer activement à l’atteinte des objectifs nécessaires à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 en matière de droits de l’homme.

 

Le Secrétaire Général de la CNDHL  

  Barthélemy OBONGONO EYE’E